Rémy
“La question est de savoir : est-ce qu’on se résigne à être hétérosexuel parce qu’on est pas assez beau, ou bien si on embellirait en devenant homosexuel ? Grave question !”
Comédie, Drame· Dominique Michel· Dorothée Berryman· Louise Portal
1986
“La question est de savoir : est-ce qu’on se résigne à être hétérosexuel parce qu’on est pas assez beau, ou bien si on embellirait en devenant homosexuel ? Grave question !”
“Le mensonge est la base de la vie amoureuse, comme c’est le ciment de la vie sociale.”
“La seule certitude qui nous reste, c’est la capacité d’agir de notre corps. Si j’aime, je bande. Si je ne bande pas, j’aime pas. C’est la seule façon de ne pas se conter d’histoires. Comme les femmes qui te disent : « Je t’aime comme au premier jour » et qui sont sèches comme du papier sablé, alors que tu les as connues mouillées au dernier degré juste après les avoir embrassées dans le cou.”
“L’amour, celui qui fait battre le cœur, qui fait envoyer des fleurs, c’est un sentiment qui dure deux ans. Après deux ans, les compromis commencent.”
“Moi, il me semble que, pour être heureux, il me faudrait quatre femmes. Exactement quatre, comme dans la prescription du Coran. Je suis parfaitement heureux avec Louise, mais je prendrais en plus un écrivain genre Susan Sontag, une sauteuse en hauteur de l’équipe olympique, et une super cochonne pour faire l’animation de groupe. Avec ça, je serais probablement fidèle !”
“Les signes du déclin de l’Empire sont partout : la population qui méprise ses propres institutions, la baisse du taux de natalité, le refus des hommes de servir dans l’armée, la dette nationale devenue incontrôlable, la diminution constante des heures de travail, l’envahissement des fonctionnaires, la dégénérescence des élites. Avec l’écroulement du rêve marxiste-léniniste, on ne peut plus citer aucun modèle de société dont on pourrait dire : voilà comment nous aimerions vivre.”
“On reproche souvent à l’histoire de s’intéresser aux vainqueurs. Mais au fond la plupart du temps, c’est souvent pour des raisons de documentation. Voyez-vous, on possède plus de documents sur les Égyptiens que sur les Nubiens, beaucoup plus de documents sur les Espagnols que sur les Mayas, et bien sûr beaucoup plus de documents sur les hommes que sur les femmes. Et d’ailleurs c’est une limite certaine de l’histoire. Mais il y a peut-être un élément psychologique : c’est qu’au fond on aime beaucoup mieux entendre parler des vainqueurs que des vaincus.”