“- Tu fumes beaucoup j’trouves… Comparé à la dernière fois… - Je fume autant qu’avant. J’aime ça fumer. Fumer une cigarette c’est comme un oubli.”
Drame, Romance· Monia Chokri· Niels Schneider· Xavier Dolan
“- Tu fumes beaucoup j’trouves… Comparé à la dernière fois… - Je fume autant qu’avant. J’aime ça fumer. Fumer une cigarette c’est comme un oubli.”
“J’m’en fous, j’m’en fous, j’m’en fous, j’m’en fous… Arr !!”
“- Ta robe est un peu anachronique. - C’est vintage, je te signale. - C’est pas parce que c’est vintage que c’est beau.”
“Je t’écris pour te dire que je t’aime que mon cœur qui voyage tous les jours — le cœur parti dans la dernière neige le cœur parti dans les yeux qui passent le cœur parti dans les ciels d’hypnose — revient le soir comme une bête atteinte Qu’es-tu devenue toi comme hier ? Moi j’ai noir éclaté dans la tête j’ai froid dans la main j’ai l’ennui comme un disque rengaine j’ai peur d’aller seul de disparaître demain sans ta vague à mon corps sans ta voix de mousse humide c’est ma vie que j’ai mal et ton absence Le temps saigne. Quand donc aurai-je de tes nouvelles ? Je t’écris pour te dire que je t’aime que tout finira dans tes bras amarré que je t’attends dans la saison de nous-deux qu’un jour mon cœur s’est perdu dans sa peine que sans toi il ne reviendra plus Mon amour quand nous serons couchés côte à côte dans la crevasse du temps limoneux nous reviendrons de nuit parler dans les herbes au moment que grandit le point d’aube dans les yeux des bêtes découpées dans la brume tandis que le printemps liseronne aux fenêtres Pour ce rendez-vous de notre fin du monde c’est avec toi que je veux chanter sur le seuil des mémoires les morts d’aujourd’hui eux qui respirent pour nous les espaces oubliés.”
“J’doute de moi, j’me dis que peut-être j’me suis trompée. J’m’invente des scénarios, j’l’imagine en train d’arriver en retard dans un autre café. T’sais j’regarde où est-ce que j’suis, j’étais à la bonne place. Le fait que… ça fait 32 minutes. Troisième étape : j’me dis que, t’sais, moi, ça m’dérange pas d’attendre. Faut que j’m’occupe, t’sais j’lis, j’fais semblant d’lire, j’lis tout l’temps l’même paragraphe. J’vais aux toilettes, j’commande des affaires, j’reviens m’asseoir. Et là j’le hais. J’commence à l’insulter dans ma tête. J’pense à des stations d’auteur break là, qui seraient parfaits pour quand il va arriver. Ça fait 39 minutes. Il arrive. Il est tout essoufflé, il est beau. Y avait du trafic… ouais… alors je l’excuse t’sais, j’dis que c’est sur, c’est normal qu’il soit en retard t’sais. Parce que… parce que j’suis faible. Pi’ que… la personne qu’on place sur un piédestal a toujours raison.”
“- Je sais que c’était lui. Il n’y en aura sûrement jamais d’autres que je vais aimer autant mais c’est pas grave. J’assume. Je sais que ça arrive généralement tard dans la vie des gens de rencontrer l’âme sœur mais… moi c’était là. À 25 ans. Et c’est même pas une question de baisage moi j’m’en fous de baiser. C’est pas ça le principal. L’important c’est de se réveiller avec quelqu’un. C’est de dormir en cuillère. Hum, c’est ça l’important, la cuillère. Savoir que si il y a un méchant qui débarque, il y a quelqu’un. C’est une métaphore. Il n’y a jamais de méchant qui débarque mais… Tu te réveilles avec le vent, puis, tu sens le ventre de la personne que t’aimes qui respire dans le creux de ton dos. C’est ça la cuillère. Dis, t’as déjà rencontré quelqu’un d’aussi déprimant ou c’est une première ? - Oh, ça fait 20 ans que je suis coiffeuse. J’en ai crêpé en masse des cuillères vides.”
“Je ne veux pas gâcher ma vie en t’aimant mal.”
“Qui m’aime me suive.”