“Tu t’es jamais fait mordre la tête ?”
Comédie· Thierry Frémont· Yann Collette· Patrick Bouchitey
“Tu t’es jamais fait mordre la tête ?”
“- Le graisseux j’le crois pas. - Oh la fissure, t’as pas changé toi, toujours aussi bas du front.”
“J’ai trouvé un truc. Maintenant je me branle de la main gauche comme ça j’ai l’impression que c’est quelqu’un d’autre qui le fait.”
“J’ai la sensation que t’hésites entre te laisser pousser les jambes et t’acheter une jupe.”
“- De toute façon le grand Charles il a plus rien dans les burnes. - C’est bien connu il y a des statistiques la-dessus, les flics dès la naissances ça sue du derche.”
“Néné, encule moi tous ça avec une poignée de graviers. Montrez-leur qui on est à ces bâtards. Les chiens mangent les chiens.”
“- Tu sais avec les ritals tu sais jamais se que tu touches. - Race de traîtres. T’ouvre l’œil toi il s’agit pas de se faire enfiler par ses menteurs.”
“- T’as noté le bestiau, avec moi mon vieux elles tombent toutes, j’ai pas b’soin d’un fute moule bite moi pour les faire défaillir. - Arrête ta bave. - Arrête ta bave, arrête ta bave, j’vais pas m’mentir à moi-même, j’suis l’plus grand mytho d’la ville ouais. - N’empêche tu parles beaucoup. - Ouais j’parle beaucoup et alors ? tu veux que j’t’envoie un faire part ?! Mais avec moi les mecs j’vous l’dis, j’les fait toutes tomber. Tu la veux la combine, tu la veux la combine ? Ah, j’suis sur qu’tu la veux la combine. Il faut pincer. - Pincer ? - Ouais pincer ouais ouais, le zguègue, tu pinces la bite, quand tu pince c’est q’t’es au bout, après la pincette bah t’es mort mon vieux. Un mec qui vie, c’est un mec qui pince. Tête de con va.”
“Les flics ? dès… tout petit… ça sue du derche.”
“- Ah bah ça on voit tout de suite qu’on n’a pas affaire à des manchots. C’est les princes de la truelles, les charpentiers d’l’impossible. Ah nan nan, ce genre de race de bâtisseur. Pi avec ça tu peux regarder, y a pas une faute de goût. - Ah là on voit qu’on est chez des artistes.”
“Et l’aut’ la l’Malhraux, et quand il s’penche t’entends la mer.”
“Moi aussi je veux m’arracher en solo, j’suis pas un petit pédé qui veut devenir pomplar ou policier. Demain je veux de l’artiche, j’veux le claquer pour ma gueule… ça va bousculer au portillon ! Qu’est ce que je voudrais faire ? C’est avoir du blé ou un truc où tu fais le beau, un truc où tu gagnes des loves. Va savoir si y’a plus moyen de trimer, s’il y a plus de boulot, plus à bouffer… ça m’évitera de faire la queue ! Je serai au chaud, blindé et enfouraillé jusqu’aux yeux… et le Molière ?! Il pourra toujours me charrier avec ses pièces à la con, je serai bourré aux as et je ferai pas semblant d’être malade. Je vais les faire frétiller moi les carrosseries, j’enculerai la vie avec la haine dans les yeux.”
“- Et le Jeannot il est où ? - Il est pas encore rentré, il allait voir une pièce de théâtre avec l’école ! - Pfff, Jeannot au théâtre, c’est comme faire du vélo avec Anquetil !!”
“- Tiens tu sais quoi ? Ils m’ont traité de voleur de poules ces enculés. - Qui ça ? - Bah les autres là, les peignes cul des HLM, ils critiquent. - Enculés d’ouvriers va, ça se croit supérieur parce que ça a du bouleau et que ça crèche dans les citées, enculées d’citées.”
“Paraîtrait qu’la connerie c’est la décontraction de l’intelligence.”
“- Il faut mettre un timbre si tu veux que le courrier parte. - Il est hors de question que je lèche le cul de la république.”
“Nous on aime l’effort, mais on ne le pratique pas.”
“Va falloir faire l’gendarme !”
“Bon allez, caltez de là les deux !”
“Normal normaux, bicyclette vélo !”