“Bougez pas. Les mains sur la table. J’vous préviens qu’on a la puissance de feu d’un croiseur et des flingues de concours.”
Comédie, Crime· Lino Ventura· Bernard Blier· Francis Blanche
1963
“Bougez pas. Les mains sur la table. J’vous préviens qu’on a la puissance de feu d’un croiseur et des flingues de concours.”
“Écoute, on t’connaît pas, mais laisse nous t’dire que tu t’prépares des nuits blanches… des migraines… des « nervous breakdown », comme on dit de nos jours.”
“Y’a des impulsifs qui téléphonent, d’autres qui se déplacent.”
“Il date du Mexicain, du temps des grandes heures, seulement on a dû arrêter la fabrication, y a des clients qui devenaient aveugles. Alors ça faisait des histoires…”
“Alors ? Y dors le gros con ? Bah y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges le gugusse de Montauban… Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère… Au terminus des prétentieux.”
“Mais y connaît pas Raoul ce mec. Y va avoir un réveil pénible. J’ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter qu’le sang coule mais maint’nant c’est fini ! Je vais l’travailler en férocité ! L’faire marcher à coup d’latte, à ma pogne je veux l’voir ! Et j’vous promets qui demandera pardon ! Et au garde-à-vous !”
“J’ai connu une polonaise qui en prenait au petit déjeuner… Faut quand même admettre que c’est plutôt une boisson d’homme.”
“Monsieur Naudin, vous faites sans doute autorité en matière de bulldozer, de tracteur et caterpillar, mais vos opinions sur la musique moderne et sur l’art en général, je vous conseille de ne les utiliser qu’en suppositoire. Voilà ! Et encore, pour enfants…”
“- Qu’est-ce que c’est, une révolte ? - Non Sire, une révolution.”
“Mais dis donc on n’est quand même pas venu pour beurrer des sandwichs !”
“On pourrait p’tet s’en faire un p’tit, hein ?”
“Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît.”
“Patricia, mon petit… Je voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier. L’homme de la Pampa parfois rude reste toujours courtois mais la vérité m’oblige à te le dire : ton Antoine commence à me les briser menu !”
“Je vais te le ventiler façon puzzle !”
“Non mais t’as déjà vu ça ? En pleine paix, y chante et pis crac, un bourre-pif, mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi les dingues, j’les soigne, j’m’en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est Raoul. Aux quatre coins d’Paris qu’on va l’retrouver, éparpillé par petits bouts façon puzzle… Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus, j’dynamite… J’disperse… j’ventile…”
“C’est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases !”
“- Tu sais pas ce qu’il me rappelle ? C’te drolerie qu’on buvait dans une tite taule à Bhien noha, pas très loin de Saïgon. Les volets rouges… et la taulier une blonde comac… comment qu’elle s’appelait déjà ? - Lulu la nantaise.”
“Touche pas au Grisbi, salope !”
“C’est du brutal.”
“Y en a !”